Article

Modèle thermogravimétrique d’évaluation des rendements de pyrolyse et de gazéification de la fraction fermentescible des déchets ménagers à Bujumbura


Lumami KAPEPULA, Centre de Recherche en Hydrobiologie / Uvira (CRH), Département d’Hydrologie, Section Hydrochimie, République Démocratique du Congo. email : lumamikapepula@gmail.com
Théophile NDIKUMANA, Université du Burundi, Faculté de Sciences, Département de Chimie, République du Burundi
C. Gisèle JUNG, Université Libre de Bruxelles, Faculté de Sciences Appliquées, FAS-4MAT, Centre Emile Bernheim, 1050 Bruxelles

Date de publication : 1 janvier 2016

Résumé

Le présent travail, a procédé à la caractérisation et la quantification des constituants des déchets de biomasse déversés à la décharge de Mubone en procédant un à  tri manuel. Il a été montré que la fraction fermentescible varie de 68 à 72 %. En tenant compte des analyses immédiates et élémentaires de chaque fraction, les bilans massiques et énergétiques des procédés de thermolyse et de gazéification des déchets sont évalués grâce à l’utilisation d’un « outil prédictif Excel » développé à l’Université Libre de Bruxelles et basé sur l’hypothèse d’additivité du comportement de chaque composant du déchet durant la décomposition thermique.

Les résultats obtenus en utilisant cet outil pour le mélange de déchets fermentescible séchés à 35 % d’humidité et dont les différentes fractions sont quantifiées dans l’étude, permet de d’obtenir des combustibles de substitution dont les énergies récupérables sont comprises entre 13.5 et 15.7 GJ par tonne déchets séchés pyrolysés et entre17,5 à 22,5 GJ par tonne déchets séchés gazéifiés. Le PCI des fractions fermentescibles des déchets bruts ont été évaluées par calorimétrie. Ces fractions fournissent un pouvoir calorifique inférieur compris entre 3,9 MJ/kg  et 5,9 MJ/kg.

L’utilisation de l’outil comme modèle prédictif simple, il est montré que les voies de traitement thermiques de pyrolyse et gazéification peuvent être envisagées afin de permettre de fournir de l’énergie aux ménages de Bujumbura en évitant aussi la déforestation. Il est important de noter que  le séchage dans les pays chauds tels que le Burundi peut être effectué sans dépense d’énergie mais en utilisant l’énergie solaire.



Pour citer cet article

Lumami KAPEPULA, Théophile NDIKUMANA et C. Gisèle JUNG. «Modèle thermogravimétrique d’évaluation des rendements de pyrolyse et de gazéification de la fraction fermentescible des déchets ménagers à Bujumbura». Afrique Science, Vol.12, N°1 (2016), 1 janvier 2016, http://www.afriquescience.info/document.php?id=5801. ISSN 1813-548X.