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Influence de l’itinéraire technique sur l’infestation du blé tendre (Triticuma estivum L.) par les mauvaises herbes et son rendement dans une rotation de «longue durée»


Ali GARANE, Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA/CREAF-Kamboinse), Département Production Végétale, 01 BP 470 Ouagadougou 01, Burkina Faso. email : ali_garane@yahoo.fr
Mahamadou SAWADOGO, Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA/CREAF-Kamboinsè), Département Gestion des Ressources Naturelles/Système de Production, 03 BP 470 Ouagadougou 03, Burkina Faso
Mamoudou TRAORE, Université de Ouagadougou/Unité de Formation et de Recherche en Science de la Vie et de la Terre (UO/UFR-SVT), Laboratoire de Génétique et Biotechnologie Végétale, 03 BP 7021 Ouagadougou 03, Burkina Faso
Jesus Perès PÉQUÉNIO, Université de L’Amitié des Peuples de la Russie, Département Production Végétale et Phytotechnie Générale, Moscou, 117198, rue Miklouko-Maklaya, 6, Russie

Date de publication : 1 janvier 2016

Résumé

L’Objet de cette étude est le développement des adventices de la culture du blé tendre et son rendement conduite selon six  itinéraires techniques : le labour classique permanent à 20 cm, profond à 30 cm, et superficiel à 8 cm de profondeur; l’alternance du labour classique avec le labour superficiel et enfin le labour classique exécuté après des labours profonds à 30 cm à la charrue à soc où le sol est retourné et au chisel anglais sans retournement du sol en 7ème années de rotation dans la zone ‘’non chernozem’’ de la Russie. Au cours de l’étude, 09 familles botaniques et 19 espèces  dicotylédones annuelles, dont 58 % à levée précoce d’été et 42 % à levée tardive ou d’automne sont dénombrées. On observe une nette dominance du Chénopode blanc (Chenopodium album L), la Fumeterre (Fumaria officinalis L.), la Bourse à pasteur (Capsella bursa pastoris (L.) Med.), la Ravenelle (Raphanus raphanistrum L.), du Tabouret des champs (Thlaspi arvense L.) et de Ortie royale commun (Galeopsis tetrahit L.). Peu de différences en termes de densité et de biomasse sont mises en évidence entre les différents traitements qui ont évoluées respectivement de 9,1-14,5 adventices/m2 et de 2,9 à 4,5 g/m2 dans un fond d’utilisation d’herbicide performante. Le labour profond permanent a le plus influencé la levée du blé. Le taux de survie des plants s’était pratiquement identique pour l’ensemble des traitements aussi le peuplement était plus lié au taux de levée légèrement supérieur sous le labour profond permanent. Les composantes telles que le nombre et  le poids moyen de grain par plant ont réagi très positivement au labour profond permanent, aussi, le rendement grain sous ce traitement était supérieur au témoin de 28% et au labour minimum permanent de 36 %. Ce dernier enregistre le plus faible rendement de l’essai inférieur de 6% au témoin. On plus de perspective, la combinaison du labour profond à 27-30 cm de profondeur avec le labour superficiel profond de 8 cm. Le nombre d’année accordé à chaque type de labour dans la rotation doit être sensiblement égal pour l’obtention de meilleurs résultats.



Pour citer cet article

Ali GARANE, Mahamadou SAWADOGO, Mamoudou TRAORE et Jesus Perès PÉQUÉNIO. «Influence de l’itinéraire technique sur l’infestation du blé tendre (Triticuma estivum L.) par les mauvaises herbes et son rendement dans une rotation de «longue durée»». Afrique Science, Vol.12, N°1 (2016), 1 janvier 2016, http://www.afriquescience.info/document.php?id=5893. ISSN 1813-548X.